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Ce guide présente 15 techniques et méthodologies d’amélioration des processus, des cadres classiques comme le cycle de Deming aux approches modernes basées sur les données comme le Process Mining et la simulation. Pour chaque méthode, nous analysons le concept clé, les cas d’usage idéaux et les limites à connaître.
Pourquoi l’amélioration des processus est cruciale
Toute organisation repose sur des processus. Et chaque processus cache inévitablement des gaspillages, des retards, des doublons ou une complexité inutile.
l’amélioration des processus consiste à identifier et corriger ces dysfonctionnements. Si le principe est simple, la multiplicité des techniques peut être déroutante. Entre les cadres méthodologiques, les certifications et les acronymes, le secteur du conseil rend souvent la chose plus complexe qu’elle ne l’est.
Ce guide va droit à l’essentiel. Nous passons en revue les principales méthodologies, expliquons leur rôle concret et vous aidons à choisir celles qui conviennent à votre situation. Que vous pilotiez une grande entreprise ou une petite équipe, vous trouverez ici des leviers concrets pour optimiser vos opérations.
Vous maîtrisez déjà le Process Mining ? Passez directement à la liste complète ou allez voir les sections sur le Process Mining et la simulation de processus pour comprendre comment intégrer la donnée dans votre stratégie.
Comment lire cette liste
Chaque technique présentée ci-dessous inclut :
Le Principe – Ce qu’est réellement la technique, en langage clair
Concepts clés – Les piliers essentiels
Cas d’usage idéaux – Là où la technique apporte le plus de valeur
Points d’attention – Les pièges courants et les limites
Certaines techniques se recoupent. Le Lean Six Sigma est un hybride, le Kaizen est un principe qui irrigue plusieurs méthodes, et le cycle de Deming (PDCA) est à la fois un outil autonome et un composant de cadres plus larges. C’est normal : piochez ce qui fonctionne pour votre contexte et combinez-les selon vos besoins.
Les méthodologies classiques
Ces cadres existent depuis des décennies. Largement documentés et enseignés, ils constituent le socle de la plupart des travaux modernes d’amélioration de processus.
1. Le Lean
Éliminer les gaspillages. Maximiser la valeur.
Issu du Système de Production Toyota, le Lean se concentre sur un objectif prioritaire : l’élimination du gaspillage. Tout ce qui n’apporte pas de valeur directe au client final est considéré comme une cible à supprimer.
Les 5 principes du Lean
Définir la Valeur – Ce que le client est prêt à payer
Identifier le Flux de Valeur – Tracer chaque étape du début à la fin
Favoriser l’Écoulement (Flow) – Supprimer les goulots pour un travail fluide
Mettre en place le Tirage (Pull) – Laisser la demande piloter la production
Viser la Perfection – Améliorer sans cesse (un cycle sans fin)
Les 8 gaspillages (DOWNTIME)
Le Lean identifie huit types de gaspillages, souvent mémorisés sous l’acronyme anglais DOWNTIME :
D
Défauts
Produits ou livrables non conformes nécessitant des corrections
O
Overproduction (Surproduction)
Produire plus ou plus tôt que nécessaire
W
Waiting (Attente)
Temps d’inactivité entre deux étapes du processus
N
Non-utilisation des talents
Sous-utiliser les compétences et le savoir des collaborateurs
T
Transportation (Transport)
Déplacements inutiles de matériel ou de données
I
Inventory (Stocks)
Surplus de stock ou de travail en cours qui s’accumule
M
Motion (Mouvements)
Gestes physiques ou clics numériques superflus
E
Extra-processing (Sur-traitement)
Travailler au-delà de ce qui apporte de la valeur au client
Cas d’usage idéaux : Industrie, logistique, opérations, tout processus avec des étapes visibles et des passages de relais.
Points d’attention : Le Lean est né dans l’industrie. Son application aux métiers du savoir demande une adaptation intelligente. Tout ce qui semble être un “gaspillage” ne l’est pas forcément (ex : une double validation de sécurité).
Le Six Sigma est une méthodologie rigoureuse basée sur les statistiques qui vise à réduire la variation des processus et à éliminer quasiment tous les défauts. Développé par Motorola dans les années 80, ce concept a été popularisé par GE. Le nom fait référence à l’objectif statistique de ne pas dépasser 3,4 défauts par million d’opportunités.
La méthodologie DMAIC
Le Six Sigma repose sur une approche structurée en cinq phases :
Définir
Cadrer le problème
Mesurer
Collecter les données
Analyser
Identifier les causes racines
Améliorer
Tester les solutions
Piloter
Pérenniser les acquis
Définir- Cadrer le problème et fixer les objectifs
▼
Mesurer- Collecter les données sur la performance actuelle
▼
Analyser- Identifier les causes racines des problèmes
▼
Améliorer- Mettre en œuvre et tester des solutions
▼
Piloter- Maintenir les gains de performance dans le temps
Le Six Sigma utilise également la méthode DMADV (Définir, Mesurer, Analyser, Concevoir, Vérifier) pour concevoir de nouveaux processus plutôt que pour améliorer l’existant.
Idéal pour : Les organisations confrontées à des problèmes de qualité mesurables et les processus à gros volumes où même un faible taux de défauts a un impact majeur.
Points de vigilance : Le Six Sigma exige des données solides et une expertise statistique poussée. La structure de certification (Green Belt, Black Belt…) peut parfois privilégier le titre au détriment des résultats concrets. C’est une approche adaptée aux projets d’envergure, qui peut s’avérer lourde pour de petites optimisations.
La cartographie de la chaîne de valeur (VSM) est un outil du Lean qui crée une représentation visuelle de chaque étape nécessaire pour livrer un produit ou service, de la matière première (ou de la demande initiale) jusqu’au client. Elle permet de distinguer clairement les activités à valeur ajoutée de celles qui n’en ont pas.
Comment ça marche
Cartographier l’état actuel – Documenter chaque étape, décision et délai
Identifier les gaspillages – Repérer les étapes sans valeur ajoutée
Concevoir l’état futur – Dessiner le flux de processus optimisé
Planifier la transition – Créer un plan d’action pour atteindre la cible
Une bonne VSM affiche les temps de cycle, les temps d’attente et les niveaux de stocks. Elle rend le gaspillage visible.
Cas d’usage idéaux : Analyse de flux de bout en bout, particulièrement en production, supply chain ou services complexes.
Points d’attention : La VSM traditionnelle est manuelle. Elle capture le processus tel que les gens le décrivent, pas forcément tel qu’il tourne. C’est là que le Process Mining apporte une valeur ajoutée immense : il génère cette carte automatiquement à partir des données réelles.
VSM + Process Mining
Utilisez le Process Mining pour générer votre cartographie actuelle sans biais. Puis, utilisez les principes de la VSM pour concevoir l’état futur. Cette combinaison élimine les approximations et vous donne un point de départ objectif. Découvrez comment ProcessMind visualise vos flux de processus.
4. Total Quality Management (TQM)
La qualité est l’affaire de tous.
Le Management de la Qualité Totale est une philosophie de gestion qui intègre la qualité à chaque niveau de l’organisation. Plus qu’un simple outil, c’est une approche globale visant le succès à long terme par la satisfaction client.
Principes du TQM
Focus client – La qualité est définie par le client, pas par des standards internes
Implication totale – Chaque collaborateur participe à l’amélioration de la qualité
Centré sur les processus – On améliore les processus pour garantir le résultat
Décisions basées sur les faits – On s’appuie sur les données, pas sur l’intuition
Amélioration continue – La qualité est un voyage, pas une destination
Approche systémique – Une gestion intégrée reliant tous les éléments de l’entreprise
Cas d’usage idéaux : Organisations cherchant une culture de qualité globale. Particulièrement efficace dans les secteurs réglementés (santé, automobile, aéronautique).
Points d’attention : Le TQM est vaste, ce qui peut le rendre flou. Il exige un engagement fort de la direction sur le long terme. Sans un changement culturel profond, les résultats stagnent.
5. Le cycle de Deming (PDCA)
Prévoir. Faire. Vérifier. Agir. Recommencer.
Le cycle Plan-Do-Check-Act (ou roue de Deming) est l’une des méthodologies fondamentales de l’amélioration continue. C’est un cadre simple et itératif en quatre étapes pour tester et mettre en œuvre des changements de manière structurée.
Le cycle PDCA
Agir
Standardiser la solution ou ajuster et recommencer
Planifier
Identifier le problème et planifier le changement
Planifier
Déployer
Vérifier
Agir
Vérifier
Comparer les résultats aux objectifs fixés
Déployer
Tester le changement à petite échelle
La force du PDCA réside dans sa répétition. Chaque cycle s’appuie sur le précédent pour instaurer un rythme d’amélioration continue.
Idéal pour : Tout type d’amélioration, des ajustements d’équipe aux initiatives globales d’entreprise. Sa simplicité le rend universellement applicable.
Points de vigilance : Le PDCA est presque trop simple. Il ne précise pas quoi mesurer, comment analyser les données ni quels problèmes traiter en priorité. C’est un cadre de travail, pas une solution clé en main. Pour obtenir de meilleurs résultats, associez-le à des outils plus spécifiques comme le Process Mining ou les 5 Pourquoi.
6. Lean Six Sigma
Quand la vitesse rencontre la précision.
Le Lean Six Sigma combine la rapidité du Lean (élimination des gaspillages) avec la rigueur du Six Sigma (réduction des défauts). L’idée est simple : pour atteindre l’excellence opérationnelle, vous avez besoin à la fois de fluidité (Lean) et de qualité irréprochable (Six Sigma).
La complémentarité des deux approches
L’apport du Lean
Identification et retrait du gaspillage
Vision par chaîne de valeur
Optimisation de la fluidité
Focus sur la vitesse et l’efficience
L’apport du Six Sigma
Rigueur statistique et analyse de données
Identification des causes racines
Réduction de la variabilité
Méthodologie de projet structurée (DMAIC)
Cas d’usage idéaux : Organisations cherchant une boîte à outils complète pour transformer leurs opérations. Très courant dans l’industrie, la santé et les services financiers.
Points d’attention : La méthodologie peut devenir bureaucratique si l’on se focalise plus sur la discipline du processus que sur les résultats. Restez pragmatique.
7. Kaizen (Amélioration continue)
Petits changements. Grands résultats à terme.
Le Kaizen est une philosophie japonaise signifiant “changement pour le mieux”. Plutôt que de viser des révolutions spectaculaires, le Kaizen mise sur des améliorations constantes et incrémentales portées par chaque collaborateur de l’entreprise.
Les trois types d’inefficacité en Kaizen
Le Kaizen cible trois catégories de freins à la performance :
Muda – Le gaspillage : activités qui consomment des ressources sans valeur ajoutée
Mura – L’irrégularité : variations brusques de charge ou de flux
Muri – L’excès : surcharge déraisonnable sur les collaborateurs ou l’équipement
Les chantiers Kaizen
Bien que le Kaizen soit une philosophie continue, les entreprises organisent souvent des chantiers Kaizen (ou blitz) : des ateliers intensifs de 3 à 5 jours où une équipe pluridisciplinaire analyse un processus spécifique et met en œuvre des améliorations immédiatement.
Cas d’usage idéaux : Organisations voulant instaurer une culture d’amélioration durable. Le Kaizen s’adapte aussi bien à une petite équipe qu’à une entreprise entière.
Points d’attention : Cela demande un réel engagement de la direction. Si le management prône l’amélioration continue mais refuse aux employés la liberté de changer les choses, la démarche restera sans effet. Les améliorations doivent être appliquées, pas seulement suggérées.
8. Analyse des 5 Pourquoi
Demandez pourquoi jusqu’à atteindre la racine.
La méthode des 5 Pourquoi est une technique d’analyse des causes racines. Face à un problème, on demande “pourquoi ?” cinq fois (ou plus) pour écarter les symptômes et identifier la cause profonde.
Exemple concret
#
Question
Réponse
1
Pourquoi l’expédition a-t-elle pris du retard ?
Car la commande a été traitée tardivement.
2
Pourquoi a-t-elle été traitée tardivement ?
La validation a pris trois jours.
3
Pourquoi la validation a-t-elle pris trois jours ?
Le responsable était absent.
4
Pourquoi personne d’autre n’a validé ?
C’est la seule personne autorisée.
5
Pourquoi est-elle la seule autorisée ?
Aucun suppléant n’a jamais été désigné.
La cause racine n’est pas le retard d’expédition, mais un point de défaillance unique dans le workflow de validation. La solution est de désigner des suppléants, pas de mettre la pression sur le service logistique.
Cas d’usage idéaux : Résolution rapide de problèmes, analyse d’incidents, rétrospectives d’équipe. Simple à utiliser sur le champ sans formation lourde.
Points d’attention : Pour des problèmes complexes avec des causes multiples, les 5 Pourquoi peuvent être trop simplistes. On risque de suivre une seule chaîne causale et d’en oublier d’autres. Pour une vision globale, complétez cette analyse par du Process Mining.
Techniques modernes et basées sur la donnée
Ces approches s’appuient fortement sur les données, la technologie et la pensée systémique. Elles sont particulièrement pertinentes pour les entreprises numériques et les organisations pilotées par la donnée.
9. Business Process Management (BPM)
Modéliser. Exécuter. Améliorer. Recommencer.
Le Business Process Management est une discipline (et non une technique isolée) permettant de gérer et d’améliorer systématiquement les processus métiers. Il considère les processus comme des actifs stratégiques nécessitant une attention constante.
Le cycle de vie du BPM
Analyser – Comprendre le processus actuel et ses performances
Modéliser – Concevoir le processus amélioré via un standard (ex: BPMN)
Implémenter – Mettre en œuvre le nouveau processus
Surveiller – Suivre la performance et la conformité
Optimiser – Ajuster continuellement selon les données de monitoring
Le BPM s’appuie souvent sur des logiciels de gestion de workflow, mais c’est avant tout une approche managériale de long terme.
Cas d’usage idéaux : Organisations souhaitant une gestion systématique de leurs processus à l’échelle de l’entreprise. Gagne énormément en efficacité couplé au Process Mining.
Points d’attention : Les projets BPM peuvent s’enliser dans la documentation au détriment de l’action. Un diagramme parfait d’un processus inefficace reste un processus inefficace. Pour les petites équipes, privilégiez des approches plus légères.
Pour en savoir plus sur la synergie BPM / Process Mining / Simulation, consultez notre guide d’implémentation.
10. Théorie des contraintes (TOC)
Une chaîne n’est pas plus solide que son maillon le plus faible.
La théorie des contraintes, développée par Eliyahu Goldratt, postule que chaque système possède au moins une contrainte (un goulot d’étranglement) qui limite sa performance globale. Plutôt que de chercher à tout améliorer, concentrez vos efforts sans relâche sur cette contrainte.
Les 5 étapes de focalisation
Identifier la contrainte – Trouver le goulot qui limite le débit total
Exploiter la contrainte – En tirer le maximum sans ajouter de ressources
Subordonner tout le reste – Aligner toutes les autres activités sur le rythme du goulot
Élever la contrainte – Si elle limite encore, ajouter de la capacité ou des ressources
Recommencer – Une fois le goulot sauté, identifiez le nouveau
Pourquoi ça marche
La TOC donne des résultats rapides car elle concentre toute l’énergie sur le point le plus critique. Plutôt que de disperser vos ressources sur cinquante initiatives, vous réglez l’unique problème qui freine tout le système.
Cas d’usage idéaux : Production industrielle, gestion de projet, supply chain, ou tout service où le débit et les délais sont critiques.
Points d’attention : Peut être réducteur pour des processus très complexes avec des contraintes interdépendantes. Identifier la contrainte réelle n’est pas toujours simple sans outils ; le Process Mining est ici d’une aide précieuse.
Bien que l’Agilité soit née dans le développement logiciel, ses principes s’appliquent parfaitement à l’amélioration des processus. L’idée centrale : travailler par cycles courts (sprints), livrer des améliorations incrémentales, recueillir des retours et ajuster le tir.
Équipes pluridisciplinaires – Réunir des acteurs de différentes étapes du processus
Rétrospectives – Analyser régulièrement ce qui fonctionne et ce qui doit changer
Focus client – Prioriser les améliorations en fonction de la valeur pour l’utilisateur final
Adaptation continue – Ajuster les plans au fur et à mesure des apprentissages
Cas d’usage idéaux : Organisations numériques, équipes tech, ou environnements où les priorités évoluent vite et où l’on préfère les gains rapides aux projets tunnel.
Points d’attention : Sans vision stratégique claire, l’amélioration agile peut s’éparpiller. Enchaîner les sprints n’est pas une fin en soi ; assurez-vous que chaque étape contribue aux objectifs business réels.
12. Process Mining
Voyez ce qu’il se passe vraiment. Pas ce que vous croyez.
Le Process Mining est une technique basée sur les données qui reconstruit les processus métiers réels à partir des journaux d’événements (event logs) de vos systèmes informatiques. Au lieu d’interroger les collaborateurs sur le fonctionnement d’un processus (et d’obtenir une version idéalisée), le Process Mining révèle le flux réel, avec ses variantes, exceptions, boucles de retravail et retards.
Ce que permet le Process Mining
Process Discovery – Crée automatiquement la carte réelle du processus à partir des données
Conformance Checking – Compare le processus réel au modèle théorique (le “should-be”)
Analyse de performance – Identifie les goulots d’étranglement et les retards
Analyse de cause racine – Détermine l’origine précise des déviations
Monitoring continu – Suit l’évolution des performances en temps réel
Pourquoi c’est une révolution
La plupart des techniques citées plus haut ont une faiblesse : elles reposent sur la perception humaine. Les ateliers et interviews produisent souvent une vision idéalisée ou incomplète. Le Process Mining élimine ce biais en s’appuyant directement sur les données systèmes.
Le Process Mining rend toutes les autres techniques de cette liste plus précises :
Avec le Lean, identifiez précisément les gaspillages dans votre flux
Avec le Six Sigma, mesurez la performance de manière 100 % objective
Avec le PDCA, vérifiez immédiatement si vos changements ont un impact
Avec le BPM, générez vos modèles “as-is” automatiquement
Avec la Théorie des contraintes, localisez les vrais goulots d’étranglement
Cas d’usage idéaux : Toute organisation disposant de processus numériques. Si vos activités passent par un ERP, un CRM ou un outil de ticketing, le Process Mining peut les analyser. Idéal pour le Purchase-to-Pay, l’Order-to-Cash ou la gestion d’incidents.
Points d’attention : Nécessite des données structurées (ID de dossier, activité, horodatage). La préparation des données peut demander un effort initial, mais une fois le pipeline établi, l’analyse devient continue.
La simulation de processus utilise des modèles informatiques pour prédire le comportement d’un processus sous différentes conditions. Au lieu de mettre en œuvre un changement en espérant qu’il fonctionne, vous le simulez d’abord pour en mesurer l’impact.
Types de simulation de processus
Simulation à événements discrets – Modélise chaque dossier circulant dans le processus en tenant compte des ressources, des files d’attente et de la variabilité
Analyse “What-if” – Teste l’impact de changements précis (renfort d’effectif, nouvelle règle de routage)
Comparaison de scénarios – Compare plusieurs configurations pour identifier l’option optimale
L’intérêt de la simulation
La simulation fait le pont entre l’analyse et l’implémentation. Vous avez identifié un goulot d’étranglement (via le Process Mining) et vous avez une idée pour le supprimer. Mais cela va-t-il vraiment fonctionner ? La simulation vous permet de tester votre hypothèse avant d’investir du temps et de l’argent.
Cas d’usage idéaux : Évaluation des changements avant mise en œuvre, planification des ressources, comparaison de plusieurs scénarios d’amélioration, construction de business cases.
Points d’attention : Un modèle de simulation ne vaut que par la qualité de ses données d’entrée. Si le modèle ne reflète pas fidèlement la réalité (temps de traitement réels, disponibilité des ressources), les prédictions seront faussées. Utilisez les données réelles issues du Process Mining pour calibrer vos simulations.
Process Mining + Simulation
L’approche la plus efficace combine le Process Mining (pour comprendre l’état actuel) et la simulation (pour prédire l’état futur). ProcessMind propose ces deux outils sur une seule plateforme : découvrez vos processus réels, puis simulez vos améliorations. Essayez-le gratuitement.
14. Modélisation de processus (BPMN)
Bien modéliser pour bien construire.
Le Business Process Model and Notation (BPMN) est le standard international pour la modélisation de processus. Il offre un langage visuel permettant de documenter les processus de manière compréhensible pour les métiers et assez précise pour une implémentation technique.
Pourquoi la modélisation est essentielle
Compréhension partagée – Un diagramme BPMN offre à tous la même vision du travail
Analyse d’écart – Comparer le modèle actuel (as-is) au modèle cible (to-be)
Standardisation – Les modèles servent de base aux procédures (SOP) et à la formation
Conception de l’automatisation – Les modèles BPMN pilotent les moteurs de workflow
La modélisation n’est pas une fin en soi, mais un levier. On ne peut pas améliorer ce que l’on ne sait pas décrire précisément.
Cas d’usage idéaux : Documentation de processus, création de standards opérationnels, automatisation de workflows, communication du changement.
Points d’attention : Les modèles vieillissent vite s’ils ne sont pas mis à jour. L’objectif est d’avoir un meilleur processus, pas seulement un joli dessin. Utilisez des outils qui connectent vos modèles à la réalité du terrain.
15. Automatisation (RPA et au-delà)
Laissez les machines gérer la répétition.
L’automatisation est à la fois une technique d’amélioration et le résultat d’un travail d’optimisation. La Robotic Process Automation (RPA), l’automatisation des workflows et les intégrations API permettent d’éliminer l’effort manuel des tâches routinières.
Quand l’automatisation est pertinente
L’automatisation excelle pour les tâches :
Répétitives et basées sur des règles claires
À fort volume
Bien définies avec des entrées/sorties constantes
Stables (qui ne changent pas tous les mois)
Et quand elle ne l’est pas
Automatiser un processus défaillant ne fait que produire du gaspillage plus vite. Optimisez d’abord le processus, puis automatisez ce qui reste.
Cas d’usage idéaux : Saisie de données, génération de rapports, intégrations systèmes, validations routinières.
La meilleure approche pour les organisations modernes ? Commencez par le Process Mining pour comprendre la réalité du terrain, puis appliquez la technique d’amélioration adaptée selon ce que révèlent les données. Ainsi, vous investissez vos efforts là où ils ont un impact réel, et non là où vous supposez qu’il y a un problème.
Partez de la réalité, pas des suppositions
La plupart des projets d’amélioration de processus échouent parce qu’ils partent d’hypothèses plutôt que de preuves. Les équipes passent des semaines en ateliers à cartographier des processus de mémoire, à débattre de ce qui se passe réellement et à deviner où se situent les problèmes.
Le Process Mining élimine ces incertitudes.
Avec ProcessMind, vous vous connectez à vos systèmes existants et visualisez en quelques minutes le processus réel : chaque variante, chaque goulot d’étranglement, chaque retard. À partir de là, vous pouvez appliquer la technique d’amélioration la plus adaptée (Lean, Six Sigma, PDCA…). Vous travaillez enfin sur des faits, pas sur des opinions.
Et si vous souhaitez tester un changement avant de le déployer, le moteur de simulation de ProcessMind vous permet d’en modéliser l’impact à l’avance. Plus de devinettes, plus de paris risqués : juste des décisions basées sur la donnée.
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